Né à Neuilly-sur-Seine, Benoit Linero grandit aux Sables-d'Olonne, face à l'océan, où il se forge un regard sensible et profondément cinématographique. Journaliste de télévision pendant plusieurs années, il revient en autodidacte passionné à son premier amour : la photographie.
Très vite, des magazines comme Condé Nast Traveler, L'Œil, Milk ou Casa da Abitare lui ouvrent leurs pages et l'envoient aux quatre coins du monde. Sa rencontre avec les équipes de Be-pôles (A.S.L) donne naissance à Chamonix, son premier livre personnel, publié dans la collection « Portraits de Villes ».
Photographe de la subtilité, il saisit l'âme des lieux d'exception : les hôtels NoMad aux États-Unis, le Badrutt's Palace à Saint-Moritz, Les Roches Rouges, L'Eldorado, jusqu'aux plus beaux bateaux du monde. Il célèbre le geste des manufactures, Caran d'Ache en Suisse, Gmund en Allemagne, et collabore régulièrement avec l'atelier Hermès Horizons.
Chefs étoilés et artisans du goût font appel à son regard pour illustrer leurs ouvrages : Eric Frechon, Christophe Vasseur, Stéphanie Le Quellec, Christophe Aribert, avec lequel il remporte le 1er prix du Festival International de l'Image Culinaire. Il est également lauréat du concours Leica solidaire.
Son univers se reconnaît au premier regard : de savants clairs-obscurs, des contrastes tranchés, des flous énigmatiques, où la lumière semble toujours raconter une histoire.
Dans son travail, ce qu'il cherche, c'est la matière, presque au sens pictural. Le clair-obscur est la façon la plus juste de l'approcher : il la suggère sans la dévoiler, l'ombre retient, la lumière effleure, et l'image garde sa part de mystère.
Observer ne suffit pas. Il faut s'écouter, se faire confiance, rester spontané, et accepter qu'une part d'inconnu, parfois d'erreur, entre dans l'image. C'est souvent elle qui la rend juste.
« La photographie est pour moi une obsession, elle est vitale, elle est le marqueur de ma vie. »