Cet automne, le MoMA de New York célèbre quarante ans de regards neufs sur le monde avec « New Photography 2025 : Lines of Belonging ».
Une exposition qui explore ce que signifie appartenir à un lieu, à une histoire, à une mémoire.


Treize artistes et collectifs venus de Johannesburg, Kathmandu, New Orleans et Mexico City y tissent un réseau de correspondances visuelles. Photographies, vidéos, installations deviennent autant de fragments de récits, de traces partagées entre l’intime et le collectif.
Le parcours, fluide et sans hiérarchie, fait de chaque salle un espace de résonance où les images se répondent plus qu’elles ne s’exposent.
Entre un portrait de New Orleans et un paysage de Mexico, le regard circule, hésite, se déplace. Les œuvres ne figent rien : elles ouvrent.
Ici, la photographie devient matière à mémoire, à présence, à dialogue.
Dans la grande nef, le temps se dilate. Les archives sont réinterprétées, les territoires réinventés, les cartes deviennent intérieures. Du noir et blanc à la couleur, du réel au sensible, tout invite à une forme d’écoute visuelle.


Chaque espace agit comme une pause.
On y perçoit la fragilité des liens, la beauté des appartenances, la force tranquille des regards posés sur le monde.
New Photography 2025 rappelle que photographier, c’est avant tout partager : transformer une vision personnelle en expérience commune.
À la sortie du MoMA, la lumière de la 53ᵉ rue prolonge cette sensation d’ouverture.
Entre mouvement et mémoire, cette nouvelle édition de New Photography offre une respiration, une invitation à voir le monde autrement à travers les lignes invisibles qui nous relient.