Les étoiles apparaissent tout au long de l'exposition non comme des éléments décoratifs, mais comme des ancêtres, des repères de navigation et des marqueurs du temps. Pour les communautés insulaires du détroit de Torres en particulier, le ciel nocturne fonctionne comme une carte maritime, permettant de lire les marées, les saisons et les routes à travers les eaux ouvertes. La cosmologie y est un savoir pratique, issu de l'expérience et transmis par l'usage.
Nombre d'œuvres s'appuient sur des systèmes visuels qui peuvent sembler abstraits : points, lignes et autres formes. Elles transmettent en réalité des informations sur les sources d'eau, la vie végétale, les parcours ancestraux et les sites cérémoniels. Ces images étaient d'abord peintes sur les corps, au sol ou sur de l'écorce, notamment d'eucalyptus, et prenaient sens dans le cadre du rituel plutôt que dans celui de l'exposition.